La résistance et la chaleur

Le téléphone chauffe parce que les électrons bousculent les atomes.

Le téléphone chauffe parce que les électrons bousculent les atomes : chaque choc est de la chaleur. En dérivant dans le fil, les électrons heurtent sans cesse le réseau des atomes de cuivre, qui se mettent à vibrer davantage ; cette vibration, c'est la température. On appelle résistance cette gêne au passage, et le cuivre en a très peu, 1,68 × 10⁻⁸ Ω·m de résistivité, ce qui en fait le fil de presque tout. Le verre, à l'autre bout, en a de 1 000 000 000 à 10 000 000 000 000 Ω·m : des milliards de milliards de fois plus, parce qu'il n'a presque aucun électron libre à offrir. Quand tu charges vite, beaucoup de courant traverse des pistes et une cellule qui résistent un peu, et le téléphone tiédit dans la main. C'est le même phénomène, poussé au maximum, qui rougit le fil d'un grille-pain. Monte le courant et regarde le thermomètre ; coupe-le, et le réseau se calme.

Sources

  1. ≈ 1,68 × 10⁻⁸ Ω·m Table of Resistivity (at 20 °C), HyperPhysics, Georgia State University, consulté le 11 octobre 2026.
  2. 1 000 000 000 à 10 000 000 000 000 Ω·m Table of Resistivity (at 20 °C), HyperPhysics, Georgia State University, consulté le 11 octobre 2026.